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04 Juil.

Éco-responsabilité et arts de la maille : Pétronille s’engage

Pétronille s’engage pour l’éco-responsabilité. Joli credo, me direz-vous. Mais, en pratique, comment concilier éco-responsabilité et arts de la maille ?

Pétronille éco-reponsabilité arts de la maille
Être éco-responsable pour Pétronille, c’est :
    - avoir le minimum d’impact sur l’environnement
    - contribuer au respect de l’humain, donc des clients et des partenaires professionnels.
Concrètement, comment Pétronille s’engage dans une démarche éco-responsable ?

Pétronille dit oui à « slow-fashion » :  
- Je travaille des matières naturelles et nobles : animales et végétales.
Je fabrique mes articles de manière artisanale, à la main ou sur métier à tricoter, en petite série, voire en pièce unique.
- Je privilégie la qualité de la confection en apportant des finitions haut de gamme à mes créations.
- Je combine des matières premières de qualité à des techniques d’art de la maille garantissant la solidité des étoffes.
- Je donne des conseils d’entretien pour assurer la durabilité dans le temps des produits.
- Tout en m’inspirant de la création contemporaine, mes créations sont intemporelles : elles traversent les tendances mode des saisons.
- Je me positionne ainsi en alternative à  l’industrie du textile, souvent basée sur la rotation rapide des collections et le jetable.

Pétronille choisit ses matières premières en fonction de leur provenance :
- Je sélectionne des matières premières issues des filatures françaises.
- Je travaille avec des artisans français : fils teints ou filés à la main.
- Je privilégie des fibres provenant d’élevages ou de cultures installés en France. Bien sûr, le coton et la soie sont importés de l’Orient, tout comme certaines fibres animales proviennent d’autres pays (Alpaga, Yack). Dans tous les cas, je vérifie auprès de mes fournisseurs que leur production est respectueuse de l’environnement : conditions d’élevages des animaux, traitement et teinture des fibres à faible impact environnemental, usage de l’eau dans les cultures.
- Je privilégie les matières premières aux labels de qualités et de respect de l’environnement : labels Oekotex et GOTS.

Pétronille privilégie la proximité de production de ses matières premières :
J’habite dans les Alpes, en Savoie. Dans chacune de mes prochaines collections, une gamme est fabriquée à partir des matières premières des Alpes : Italie, France, Suisse.

Pétronille s’engage pour une éthique du métier d’artisan d’art de la maille :
- J’informe mes clients sur le processus de fabrication. Par exemple, sur les matières premières utilisées ou sur les points utilisés : proviennent-ils du répertoire des points traditionnels, du patrimoine collectif ?
- Je respecte les droits de propriété intellectuelle sur les designs.

Je m’explique sur ces deux derniers points.
Il existe un patrimoine de points traditionnels : ils se transmettent des 4 coins du globe, depuis des générations. Ils  appartiennent au patrimoine collectif. Ils sont recensés dans des ouvrages. Promis, bientôt un article sur cette passionnante aventure du point.
En ce qui concerne la propriété intellectuelle, prenons un exemple récent. Des patrons créés par des designers indépendants ont été distribués gratuitement par les membres d’un collectif : un tricothé de Tours. Une des designers Alice Hammer a dénoncé cet acte illégal dans l’article  « Nos patrons & vous … »

L’écologie de la maille
C’est en lisant cet article que j’ai mesuré combien l’écologie est une question globale.
L’éco-responsabilité d’une marque est un engagement à respecter l’environnement. Elle implique également le respect du travail des êtres humains ainsi qu’une éthique professionnelle.
Ce que je retiens de ce malheureux épisode, c’est combien il est important que les métiers des arts de la maille soient reconnus et défendus. Pourquoi ne pas envisager un regroupement professionnel des artisans et designers des arts de la maille, ou un syndicat ? Ainsi, face aux  situations de vol de propriété intellectuelle, les membres auraient plus de poids pour plaider en faveur du respect de notre travail.

Qu’en pensez-vous ?

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